Pour une expérience de navigation optimale, nous vous recommandons d'utiliser le navigateur internet « Google chrome » ou « Microsoft Edge ». Plus d'informations

Contrairement au MR, notre positionnement se fonde sur l’avis de l’Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur (ARES) dont les missions consistent à :

  • garantir la mission de service public d’intérêt général de l’enseignement supérieur ;
  • soutenir les établissements et d’assurer leur coordination globale dans leurs missions
    d’enseignement, de recherche et de service à la collectivité ;
  • susciter entre eux des collaborations, dans le respect de leur autonomie.

 

Son Conseil d’administration est constitué des recteurs des universités francophones, des représentants des hautes écoles francophones, des représentants des écoles supérieurs d’arts, des représentants de l’enseignement supérieur de promotion sociale, des représentants du personnel proposés par les organisations syndicales, des représentants des étudiants.

 

L’une des missions les plus importantes de l’ARES est d’émettre des avis, d’initiative ou à la demande du gouvernement, d’un établissement d’enseignement supérieur ou d’un pôle académique, sur les matières liées à la recherche, au contenu des études et formations, à l’offre d’études et aux habilitations.

 

Dans ce cadre, le 20 décembre 2022, l’ARES a émis un avis favorable à l’unanimité pour le développement de cette demande de cohabilitation UNamur-UCLouvain de Spécialisation en médecine générale en Province de Namur.* Le premier objectif de l’ouverture de cette Spécialisation en médecine générale au sein de l’Université de Namur est de d’attirer davantage de médecins généralistes en zone rurale.

 

En effet, les jeunes médecins accordent beaucoup d’importance à leur équilibre vie privée/vie professionnelle. Rapprocher lieux de formation et lieux de pratique peut permettre de mieux concilier cet équilibre. Les distances et le temps pour rejoindre leur lieu de formation sont en effet considérablement réduits. Au final, l’objectif est de pouvoir inciter les jeunes médecins à s’installer définitivement dans ces régions.*

 

Des chiffres récents de la Cellule Observation de la Province de Namur relèvent notamment qu’on ne compte qu’un médecin généraliste pour 3.011 habitants à Hastière et un médecin généraliste pour 1.880 habitants à Somme-Leuze.

 

Par ailleurs, en Province de Namur, les médecins âgés de 55 ans et plus représentent près de 50 % de l’ensemble des généralistes.

 

La situation est également préoccupante en Province de Luxembourg. L’Observatoire de la Santé de la Province du Luxembourg signale qu’on ne compte qu’un médecin généraliste pour 2.590 habitants à Chiny et un médecin généraliste pour 1.925 habitants à Neufchâteau. La commune de Martelange ne compte quant à elle aucun médecin.

 

Sur base de ces éléments académiques et sociétaux, Solidaris se rallie à la volonté de l’Université de Namur et de la plupart des forces vives et de la société civile de la Province de Namur qui soutiennent ce projet.

En sa qualité d’acteur de soins santé, nous observons quotidiennement les effets négatifs du manque de médecins généralistes et ses conséquences en terme d’inégalités d’accès aux soins pour toutes et tous.

 

En conclusion, s’agissant d’enjeux liés à l’humain, à la citoyenneté et à la santé, Solidaris demande au MR de ne pas faire de la santé un enjeu de basse politique et de se recentrer sur une politique de santé publique équitable.