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Les papillomavirus humains (aussi appelés HPV) sont considérés comme responsables de l’infection sexuellement transmissible la plus répandue sur la planète. 8 personnes sur 10 seront un jour infectées. Quel que soit notre genre, cela nous concerne toutes et tous. Heureusement, dans la grande famille des papillomavirus, seuls quelques-uns peuvent provoquer un cancer. Et surtout, un dépistage existe pour le prévenir ou le soigner dans presque 100% des cas !

 

4ème cancer le plus fréquent

 

Les papillomavirus appartiennent à une grande famille de virus, mais seuls quelques-uns peuvent provoquer un cancer dont le cancer du col de l’utérus.

Chez les jeunes femmes de 25 à 44 ans, c’est le 4e cancer le plus fréquent.

Les HPV provoquent des infections au niveau des organes sexuels et dans la région de l’anus, tant chez l’homme que chez la femme. Ils sont également responsables d’infections de la bouche et du pharynx.

La contagion est possible dès les premiers rapports sexuels.

La plupart de ces infections passent inaperçues et guérissent spontanément en quelques mois. Mais dans une minorité des cas, le virus s’installe pour une longue période dans les cellules du col de l’utérus et y entraîne des lésions précancéreuses qui se développent lentement. Un cancer n’apparaît en moyenne qu’après 10 à 15 ans.

Pour lutter contre le HPV, en fonction de votre âge, deux possibilités s’offrent à vous : la vaccination ou le dépistage.

 

Le dépistage, à partir de 25 ans

 

Le dépistage permet d’identifier :

  • soit la présence du virus HPV dans les cellules,
  • soit des lésions précancéreuses avant qu’elles n’évoluent en cancer,
  • soit un cancer au tout début de son évolution.

Le dépistage et le traitement permettent la guérison dans presque 100 % des cas tout en préservant la fertilité. Il est réalisé par prélèvement (frottis) de cellules au niveau du col de l’utérus. Le dépistage est recommandé même si vous avez bénéficié d’une vaccination contre le HPV.

Un test de dépistage du HPV est recommandé à toutes personnes ayant un utérus, même si elle a été vaccinée. En effet, les vaccins actuels ne protègent pas contre tous les HPV responsables de cancer.

 

Les recommandations scientifiques prévoient :

  • Pour les personnes de moins de 25 ans, le test de dépistage n’est pas utile et il n’est pas remboursé.
  • Pour les personnes âgées de 25 à 29 ans, un examen cytologique par frottis toutes les trois années civiles reste recommandé comme test de dépistage et remboursé.
  • Pour les personnes âgées de 30 à 64 ans, un dépistage du HPV par frottis toutes les cinq années civiles est recommandé et remboursé.
  • Pour les personnes de plus de 64 ans, un dépistage unique de rattrapage ou de sortie peut être effectué et remboursé si aucun dépistage n’a été remboursé au cours des 10 dernières années.

 

En pratique

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Le dépistage est réalisé lors d’un examen gynécologique.

2

Le prélèvement est ensuite envoyé par le médecin dans un laboratoire.

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Les résultats sont transmis au médecin qui a fait le prélèvement.

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Le prélèvement et l’analyse sont gratuits. Seul le ticket modérateur de la consultation doit être pris en charge par la patiente.

Les résultats du dépistage

 

Si le dépistage montre quelque chose d’anormal, cela ne veut pas dire qu’il s’agit d’un cancer. Le médecin vous proposera des examens complémentaires pour faire un diagnostic précis. Il peut s’agir d’un nouveau frottis, ou d’un prélèvement (biopsie), ou d’un examen appelé « colposcopie », qui consiste à examiner le col de votre utérus avec une loupe grossissante.

Des lésions précancéreuses détectées de manière précoce, pourront  être  traitées  avec  des  soins  plus légers  qui  permettront  de  préserver,  chez  les  jeunes patientes, la fertilité et surtout de favoriser une meilleure guérison.

La vaccination préventive contre le HPV, jusque 26 ans

  • Dans le cadre du Programme de vaccination en Fédération Wallonie-Bruxelles, un vaccin est mis à disposition gratuitement pour la vaccination des jeunes entre 13 et 14 ans.

  • À cet âge, la vaccination se fait en 2 doses dans un intervalle de 6 mois, soit par la médecine scolaire, soit par le médecin traitant, au choix des parents.

  • La vaccination protège mieux lorsqu’elle est réalisée avant les premiers rapports sexuels et donc avant d’avoir été exposé aux virus HPV. La vaccination ne dispense pas de l’usage de moyens de protection (comme les préservatifs) lors de rapports sexuels.

  • Pour les 15-18 ans, deux options sont possibles :

  • Pictogramme V

    gratuite dans le cadre du Programme de vaccination chez son médecin,

  • Pictogramme V

    ou disponible en pharmacie avec une prescription et remboursée partiellement.

  • Enfin, une vaccination de rattrapage est conseillée pour les jeunes entre 15 et 26 ans inclus et qui n’ont pas bénéficié de la vaccination préventive.

Vous avez des questions concernant le programme de dépistage ou la vaccination ?

Parlez-en à votre médecin généraliste ou à votre gynécologue ! Il·elle vous conseillera au mieux en fonction de votre historique médical.