Le gouvernement Arizona leur complique la vie
- il épuise celles et ceux qui travaillent en allongeant les carrières, sans tenir compte de l’usure professionnelle et de l’impact sur la santé ;
- il punit les malades lorsque leur corps ne tient plus le rythme imposé ;
- il coupe des moyens aux soignants et fragilise davantage un système de santé déjà sous pression ;
- il prive celles et ceux qui ont perdu leur emploi de revenus pour lesquels ils et elles ont cotisé, en durcissant et en limitant l’accès au chômage.
Ces choix ont des conséquences directes sur les pensions et la santé. En exigeant toujours plus d’années de travail, le gouvernement pénalise particulièrement les parcours interrompus ou précaires, majoritairement féminins. Les carrières hachées, le temps partiel contraint, les interruptions liées aux soins aux enfants ou aux proches se traduisent aujourd’hui par des pensions plus faibles et par l’obligation de travailler plus longtemps, souvent au détriment de la santé.
Or nous vivons reliés. Quand une personne tombe malade, c’est une famille qui vacille, des collègues qui prennent plus de missions à leur charge, une sécurité sociale davantage sollicitée et une économie qui s’essouffle. Exclure des personnes du chômage ou les obliger à poursuivre des carrières intenables, c’est aggraver la précarité, retarder l’accès aux soins et transférer les coûts humains et financiers vers la collectivité.
Une société heureuse n’abandonne personne. Nous avons toutes et tous intérêt à renforcer nos protections collectives, à commencer par la sécurité sociale. L’union fait la force.
Aujourd’hui, le projet Arizona installe le chacun pour soi
- le travail est précarisé (flexi-jobs, travail de nuit et les dimanches, carrières rallongées, salaires limités) et sanctionné lorsque la santé lâche ;
- les secteurs essentiels sont définancés (soins, petite enfance, enseignement, aide sociale…) tandis que celles et ceux qui perdent leur emploi sont culpabilisés et punis ;
- des milliards sont coupés dans le financement des services publics alors que les épaules les plus larges sont de moins en moins mises à contribution.
Une autre voie est possible
Faire contribuer justement les plus hauts revenus, garantir des pensions dignes qui tiennent compte des parcours réels, assurer un droit au chômage protecteur, investir dans les métiers essentiels, créer des emplois utiles (transition, soins, services) et renforcer la prévention pour éviter que les gens ne tombent malades.
Pour une société solidaire, humaine, protectrice et ouverte, nous serons dans la rue le 12 mai 2026.